30/01/2009

30/01/09

30/01/09 16 h 21

Plus d’un mois sans rien écrire… pourquoi écrire d’ailleurs ? Pour déverser ce trop-plein de souffrances, oui peut-être, sûrement même.

Toujours en arrêt de travail, toujours les visites chez la psy. Parlons-en de ces visites, je me demande si elles servent à quelque chose. Je crois que pour elle je suis comme pour les autres : transparente, inexistante. J’y vais tous les quinze jours, elle ne prend pas de notes, donc je me disais qu’elle avait une bonne mémoire… tu parles, à chaque fois elle me redemande mes prénom et nom. Chaque fois elle me redemande des choses qu’elle m’a demandées la fois d’avant, bref je n’avance pas ! Mais finalement à quoi ça sert d’avancer, je n’aurais toujours pas l’amour de ma mère, je ne reverrais pas mon Père (sauf dans mes rêves quand il me dit de le rejoindre). Les médicaments ne sont que des leurres : un pansement sur un esprit détruit ça ne guérit rien ! De temps en temps quand je n’en peux vraiment plus de ne pas arriver à dormir, je prends « les cachets du sommeil artificiel » et le lendemain je suis dans le coltard toute la journée.

J’ai recommencé à faire quelques bijoux, les patrons d’Olivier m’ont offert pour mon anniversaire une boutique en ligne qu’ils sont en train de faire.

Je suis sur des montagnes russes, il y a des moments où j’ai envie de créer et de voir cette boutique en ligne fonctionner, et à d’autres moments (comme aujourd’hui) je n’ai qu’une envie aller chercher les médicaments de mes deux dernières ordonnances (oui j’en ai deux en retard) et avaler tout ça et en finir. Je suis si fatiguée, pas physiquement, mais moralement, tellement fatiguée. Olivier est adorable, je crois que finalement c’est pour lui que je « ne passe pas à l’acte ».

Une des dernières « bonnes nouvelles » du boulot, apparemment on a perdu toutes mes données, l’ordinateur portable qu’on m’avait demandé de ramener a « disparu » et on ne retrouve rien sur mon fixe, c’est pas génial ça ? Des mois de boulot partis en fumée. Ca aide bien pour le moral tout ça.

Je ne sais vraiment pas pourquoi je continue ce blog, qui peut donc vouloir regarder ce que j’écris, la preuve aucun commentaire.

Oui j’écris pour « sortir » les choses, mais je pourrais le faire sur word et garder tout ça juste pour moi.

Non je crois que j’étale tout ça pour toujours la même chose, le besoin de me sentir moins « invisible », mais ça ne marche pas puisque je n’ai aucun commentaire !!

Allez, à plus… peut-être

30/01/09

30/01/09 16 h 21

 

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Plus d’un mois sans rien écrire… pourquoi écrire d’ailleurs ? Pour déverser ce trop-plein de souffrances, oui peut-être, sûrement même.

Toujours en arrêt de travail, toujours les visites chez la psy. Parlons-en de ces visites, je me demande si elles servent à quelque chose. Je crois que pour elle je suis comme pour les autres : transparente, inexistante. J’y vais tous les quinze jours, elle ne prend pas de notes, donc je me disais qu’elle avait une bonne mémoire… tu parles, à chaque fois elle me redemande mes prénom et nom. Chaque fois elle me redemande des choses qu’elle m’a demandées la fois d’avant, bref je n’avance pas ! Mais finalement à quoi ça sert d’avancer, je n’aurais toujours pas l’amour de ma mère, je ne reverrais pas mon Père (sauf dans mes rêves quand il me dit de le rejoindre). Les médicaments ne sont que des leurres : un pansement sur un esprit détruit ça ne guérit rien ! De temps en temps quand je n’en peux vraiment plus de ne pas arriver à dormir, je prends « les cachets du sommeil artificiel » et le lendemain je suis dans le coltard toute la journée.

J’ai recommencé à faire quelques bijoux, les patrons d’Olivier m’ont offert pour mon anniversaire une boutique en ligne qu’ils sont en train de faire.

Je suis sur des montagnes russes, il y a des moments où j’ai envie de créer et de voir cette boutique en ligne fonctionner, et à d’autres moments (comme aujourd’hui) je n’ai qu’une envie aller chercher les médicaments de mes deux dernières ordonnances (oui j’en ai deux en retard) et avaler tout ça et en finir. Je suis si fatiguée, pas physiquement, mais moralement, tellement fatiguée. Olivier est adorable, je crois que finalement c’est pour lui que je « ne passe pas à l’acte ».

Une des dernières « bonnes nouvelles » du boulot, apparemment on a perdu toutes mes données, l’ordinateur portable qu’on m’avait demandé de ramener a « disparu » et on ne retrouve rien sur mon fixe, c’est pas génial ça ? Des mois de boulot partis en fumée. Ca aide bien pour le moral tout ça.

Je ne sais vraiment pas pourquoi je continue ce blog, qui peut donc vouloir regarder ce que j’écris, la preuve aucun commentaire.

Oui j’écris pour « sortir » les choses, mais je pourrais le faire sur word et garder tout ça juste pour moi.

Non je crois que j’étale tout ça pour toujours la même chose, le besoin de me sentir moins « invisible », mais ça ne marche pas puisque je n’ai aucun commentaire !!

Allez, à plus… peut-être

 

17/12/2008

47 ans

17/12/2008 – 22 h 15

Plein de choses à dire depuis la dernière fois. Toujours en arrêt, de plus en plus mal. Envie de mourir. Les larmes qui ne sont pas sorties pendant des mois et des mois n’arrêtent plus de couler.
47 ans depuis le 09/12, les jeunes ont remis en état le Wai, devenu le Wai-mimi mais en fait je suis de trop, il n’y a que des jeunes, personne de mon âge.
On a fêté mon anniversaire (fêter 47 ans de calvaire, quelle idée). En fait il y avait Olivier mon plus jeune fils, mes fils de cœur Lilian et Lio. Auparavant les jeunes m’avaient amenée voir un match de rugby, c’était sympa malgré la pluie. En rentrant…. Surprise, mon fils ainé Nicolas. Tu parles d’une surprise il m’a tout juste dit bonjour et souhaité un bon anniversaire, mais il a refusé de partager le gâteau d’anniversaire et a fait la gueule toute la soirée.
Olivier m’a offert un lecteur de DVD portable, et les jeunes une table de poker.
Aujourd’hui rendez-vous chez la psy, je crois que ça devient une formalité pour renouveler médicaments et arrêt de travail, car je répète les mêmes choses d’une fois sur l’autre, elle ne prend pas de notes, mais c’est pas grave.
Lilian m’a envoyé un texto aujourd’hui pour me dire (en me demandant l’autorisation, mais c’est déjà organisé) que pour le jour de l’an on ferait une fête au Wai-mimi avec 15-20 personnes, ben oui pourquoi pas ? Je ne serai pas à ma place une fois de plus puisque ce seront encore des jeunes…. Donc moi je n’y serais pas, je vais louer une chambre d’hôtel et si j’avais vraiment du courage, je prendrai mon stock de lexomil, xtilnox, noctran une bouteille ou deux de gin et enfin, enfin toute cette vie de merde serait enfin terminée.

L’autre jour Gertrude m’avait envoyé un mail, je lui ai répondu pour lui dire qu’elle serait peut-être plus à l’aise si elle me disait qu’elle avait quitté son mec pour Gontran.

Elle m’a répondu qu’elle était soulagée que je le sache…. Et depuis plus rien.

J’ai lu un livre magnifique « Où on va Papa », je l’ai acheté avant qu’il n’ait eu le prix Femina. L’auteur : Jean-Louis Fournier y raconte avec tendresse, humour et réalité sa vie avec ses deux enfants handicapés moteur et mentaux, magnifique.

Finalement pas tant de choses à dire que ça.
Juste que j’en ai marre de survivre dans cette douleur psychologique.